Injustices de la justice
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Grave cas de bébé battu sous enquête

Le Journal de Montréal, vendredi 11 avril 2008

Salaberry-de-Valleyfield
Grave cas de bébé battu sous enquête
par Daniel Renaud


Le grand-père du bambin battu reproche à la DPJ de ne pas avoir fait son travail, ce que rejette l’organisme.
Photo Le Journal - Luc Laforce

La Sûreté du Québec enquête depuis vendredi sur une nouvelle histoire de bébé battu particulièrement violente à Salaberry-de- Valleyfield.

«L'enfant a des lésions au cerveau, des fractures au crâne, aux côtes et à un bras», énumère, avec consternation, le sergent Michel Brunet de la SQ.

C'est vendredi dernier que les parents du bambin de trois mois se sont présentés avec celui- ci au Centre hospitalier régional du Suroît.

Séquelles

Devant la gravité des blessures, les médecins ont immédiatement ordonné un transfert à l'hôpital Sainte-Justine où, dès l'arrivée de l'enfant, le personnel médical a alerté les policiers.

L'enquête a été confiée au service des crimes contre la personne de la SQ qui a rencontré les parents et certaines personnes de leur entourage.

«Pour le moment, aucune accusation n'a été portée», ajoute le sergent Brunet.

Grand-père en furie

L'enfant repose toujours dans un état grave à l'hôpital et l'on craint qu'il conserve de sérieuses séquelles.

Mettant en doute les capacités des jeunes parents de s'occuper du bambin, son grand-père paternel avait avisé la DPJ le jour de sa naissance, à la fin janvier.

Intervention

«Je les avais prévenus qu'il était en danger avec ce couple-là, qu'il n'était pas en bonnes mains et qu'il allait lui arriver quelque chose», déplore le grand-père, dont on doit taire le nom.

«Nous avons retenu le signalement, nous l'avons traité en urgence et nous sommes allés les voir dès le lendemain», réplique Sonia Gilbert, directrice de la DPJ de la Montérégie.

Selon Mme Gilbert, les employés de la DPJ ou du CLSC sont intervenus auprès des parents et de l'enfant pas moins de deux fois par semaine du lendemain de la naissance au 31 mars.

Évolution

«Chaque fois, on constatait que l'enfant évoluait bien, qu'il mangeait bien. Nous n'avions pas d'éléments pour le retirer», explique Mme Gilbert.

«Nous avons agi dans les règles de l'art, selon les normes de la DPJ. Si nous avions eu le moindre doute sur ce qui allait se passer, nous ne l'aurions pas laissé là», assure la directrice.

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