Injustices de la justice
AAQ.CA Autochtones Indiens
Paul Buisson contre l'Hôpital de St-Eustache

Radio-Canada (Montréal), mercredi 2 avril 2008

Mort de Paul Buisson
Une poursuite pour sauver des vies


La veuve de Paul Buisson, Suzanne Aubin

La famille de Paul Buisson poursuit l'hôpital de Saint-Eustache et deux médecins dans l'espoir que des tragédies comme celle qu'elle a vécue ne se produisent plus pour d'autres. Elle veut que le gouvernement apporte des modifications à la loi et qu'il modifie les pratiques du milieu médical.

La famille de M. Buisson exige que les hôpitaux fassent preuve de plus de transparence, tout en fournissant du soutien aux familles des victimes d'accidents médicaux. Elle souhaite également que les ordonnances de narcotiques soient mieux encadrées et que les patients à qui on les administre soient plus étroitement surveillés.

M. Buisson est mort d'un traitement inapproprié de narcotique, selon le rapport d'enquête du coroner. Le Dilaudid qu'il a reçu était dangereux pour une personne souffrant d'apnée du sommeil, puisqu'il cause une dépression respiratoire.

M. Buisson n'est pas mort de sa maladie, il est mort de ses traitements.— L'avocat de la famille de Paul Buisson, Jean-Pierre Ménard

Selon Me Ménard, un accident identique a eu lieu en 1998 quand une jeune femme de 28 ans est morte après avoir été hospitalisée pour une jambe cassée. Isabelle Perreault souffrait également d'apnée du sommeil et elle avait reçu des doses de narcotiques.


Paul Buisson (archives)

La famille de M. Buisson déplore également le manque de transparence de l'hôpital dans le dossier. Malgré les appels et la requête pour obtenir le dossier médical de son conjoint, Mme Aubin est demeurée sans nouvelles de l'hôpital Saint-Eustache. Elle n'a jamais obtenu d'informations sur les causes de la mort de son conjoint pas plus qu'elle n'a reçu de soutien pour traverser cette épreuve.

La mère et la soeur de M. Buisson, en plus de ne recevoir aucun soutien, ont dû se contenter du récit des événements de Mme Aubin. Pas un mot de l'hôpital, en contravention à la loi sur la sécurité des soins.

Paul Buisson s'est présenté à l'Hôpital de Saint-Eustache le 18 avril 2005, en début de soirée, souffrant d'une pierre au rein. Des médecins lui ont alors prescrit des solutés et des médicaments, dont de la morphine, du Gravol et une forte dose de Dilaudid, ce qui lui a causé une détresse respiratoire.

M. Buisson a ensuite été laissé sans surveillance pendant plusieurs heures, malgré sa forte sédation. Au matin du 19 avril 2005, il a fait deux arrêts respiratoires. La deuxième fois, le personnel médical n'a pas réussi à le réanimer.

Regardez le reportage de Vincent Maisonneuve à Radio-Canada du 2 avril 2008 : Une mort inévitable


LCN, mercredi 2 avril 2008 

Mort de Paul Buisson
La famille veut éviter d'autres drames

Les proches du caméraman et animateur Paul Buisson, décédé il y a trois ans, dénoncent les lacunes du système de santé et réclament des changements.

La famille de M. Buisson a déposé une poursuite de plus de 3 millions de dollars contre l'Hôpital de Saint-Eustache et deux médecins. Elle souhaite que sa mort serve à prévenir d'autres drames.

Selon ses proches, Paul Buisson est mort à la suite d'erreurs médicales alors qu'il avait été hospitalisé pour une simple pierre au rein en avril 2005.

La famille de Paul Buisson demande au ministère de la Santé de forcer les médecins et les hôpitaux à inscrire les erreurs médicales dans un registre national.

Paul Buisson a été retrouvé sans vie le lendemain de son hospitalisation, après deux arrêts respiratoires.

En mars 2006, le coroner a conclu que le décès de l'animateur était dû à plusieurs erreurs médicales, dont l'administration d'une surdose de médicaments.

Regardez la conférence de presse organisée par la famille de Paul Buisson
Regardez le reportage de Maryse Gagnon


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La Révolte des Victimes: connaître et faire respecter ses droits

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